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 A une passante

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♦ MESSAGES : 100
♦ INSCRIPTION : 10/03/2015


MessageSujet: A une passante   Mar 10 Mar - 20:09

Ernestine L'Isle-Adam

ft Brynja jónbjarnardóttir.

► son âge. Poupée de seize années de soleil gelés, elle s'obstine à la joie l'enfant des ratés, l'enfant des difficultés.
► son groupe. Baudelaire, artiste contemplative, l'imagination est reine sur son séant de pierre ; des productions jetées aux borées nimbées d’empyrée, l'incertaine secoue la tête face aux compliments des galeristes.
► son boulot. Lycéenne, hier les notes voltigeaient des affirmations de destins importants, aujourd'hui les chiffres chutent au gouffre pandémoniaque des tristesses affolées, pensées implacables et l'agressivité sur les lèvres tremblantes les sévices infligés.
► son caractère. Prudente - Réservée - Rêveuse - Créative - Légèrement timide - Positive - Rieuse - Polie - Egarée - Soumise - Résiliente - Sociable.
► sa nationalité. Des perles du nord courent dans ses veines pailletées d'amarantes, souvent au lit elle récitait des poèmes venus d'ailleurs ce pays enfantin qu'elle sublimait de sa voix nuageuse ; française alors par les immigrés clandestins toute une vie survient dans l'origine de sa chevelure. Française auréolée de divers voyages la Norvège et le Portugal.
► Célibataire, marié, veuf. Mariée, seize années, la confusion s'étreint dans l'esprit de l'oiseau perdu, arrachée, brisée, mutilée ; elle se cogne aux membranes des carreaux prisonnière des châtiments de l'apôtre guerrier.
► Classe sociale. Dépendante, elle verse au calice des supplications des cristaux de demandes toujours refusées, d'argent elle pourrait mais le possesseur décline.
► Orientation sexuelle. Elle goûtait aux lignes masculines de ses camarades, vestale observatrice elle peignait ses fantasmes sur des cahiers de cuir, elle croquait des traits sur les feuilles brouillons de ses livres.

► Ton pseudo Vagabonde.
► Ton âge 21 ans je suis vieille   .
► Comment nous as-tu trouvé ? Par le saint esprit amen  
► Et qu'en penses-tu ? Je ne ferai aucun commentaires de peur de froisser mes âmes.
► Avatar ? Brynja au nom imprononçable
► Crédits ? Sparkle - Cracker Bones.


Des manies, des tocs, des obsessions

L'enfant se prélasse inlassablement sur les oreillers de coton que sa mère couturière fabrique suant des fatigues d'usure ; elle aime à porter des breloques bruyantes sur son cou fragile la fée des bois, totems rassurants affrontant l'extérieur des angoisses. - L'art, la gourmande d'un regard soyeux touche à tout : peinture, sculpture, installation, photographies ; elle éblouit les passants lorsque, de sa salopette bleutée illuminant les ruelles elle esquisse des portraits à la craie sur les trottoirs des riches marchands. Elle pense la jolie, trop souvent, moyen d'exercer ses talents elle vend pour quelques billets verts des dessins chiffonnés qu'elle donne souriante - Salopette, jeans, chemises troués qu'elle exhibe à son corps féerique telle une madone humble et riante découvre ses dents de nacre à son visage rayonnant. Des vêtements souples, larges qui ceignent sa taille gracile de ballerine inconsciente. - De livres totems qu'elle achète sautillantes aux étables des librairies elle y passe sa vie, flirtant, grignotant les pages d'images, de mélancolie, d'horreur, de suspens ; elle possède un goût prononcé pour les documentaires et les essaies ivre de savoir l'adolescente souveraine. - Première de la classe au fond du panier, elle ne levait jamais le doigt mais son éclat portait à l'apprentissage, des crayons tenus au gribouillage des poses de camarades. - Secrète, mystérieuse elle ne parle jamais de sa vie, honteuse peut-être car la plus misérable Cosette.


Ta vie, ton histoire

« Vous possédez un talent mademoiselle, il serait dommage de le gâcher. ». S’écarquillent les agates de la juvénile enfant assise sur un tabouret de rotin à l’abri des regards, un bar pour la rencontre lieu des débauches, des chasses aux corps embrassés, romantique aussi dit-elle rêveuse ses pupilles illuminées par les histoires fabriquées. Elle hausse les épaules, gênée des compliments adressé, ses mains sur les bretelles de sa salopette usée elle contemple le plafond plâtré nuancé de ces stries azurés. « Je n’ai aucune expérience, je dessine les trottoirs parce que ça me plait. Je ne pensais pas qu’un jour on me proposerait d’exposer. Et comment d’ailleurs, ce ne sont pas des toiles. » Ernestine ramasse le billet tendu, des incertitudes dans sa voix chétive c’est la gosse des misères, elle, ses cheveux bruissant la danse exquise de la sauvagerie, son sourire riant les cascades voluptueuses de l’inconscience ; elle joue le masque crédule de la naïveté mais de dents relevées, exposées elle mord l’amazone par les remarques froides de certains riches marchands. D’ailleurs ses mains esquissent la méfiance, cherchent l’excuse de l’argent volé cet or qui coule invisible dans ses paumes vides. Elle a appris à paraître nonne, délicate poupée, se contente des crayons morcelés, d’un sac rapiécé, fille d’un fardeau d’une famille de douze pièces geignardes, hurlant entre les murs d’un logis de paille, mère couturière et père au chômage elle est belle oui magnifique cette révolte glissant pailletant dans les cœurs embourbés de solitude. Elle voit les jugements dans les vices suintant sur les habits des bourgeois, ces stridents coups de glaive à l’allure délectable de leur fuite mielleuse, un miroir de sa condition de rejeté, un avenir brinquebalant chantant les courbes de l’ouvrière à l’usine exploitée. « J’ai l’impression que vous m’annoncez un miracle. Normalement le monde de l’art n’est pas accessible aux démunis. ». Elle se prête aux illusions saccadées de fantaisies, les songes brûlant d’une gamine applaudit, la célébrité qu’elle observe sur les fils des néons des télévisions débiles dehors, là dans les boutiques obèses de billets. La femme a l’air tendu d’un charisme hautain c’est le mot grésillant dans son âme apeurée, elle sait Ern’ que les gens profitent, elle sait Ern’ que ces galeristes accaparent les joyaux des artistes plumes et encres vendus aux collectionneurs tel le vin dans les caves fraiches d’été. Elle se pose souvent la question de lettre reçues, de proposition, hésite à répondre, finalement jette les missives au feu lune des soirées laborieuses ; l’art ce n’est pas pour elle, l’art ça ne lui appartient pas. «  Je peux faire ce que vous voulez mais je n’ai pas d’argent pour financer. Je fais des installations aussi dans les parcs j’aime bien ça ajoute de l’onirisme au monde je trouve. » Ses doigts tournoyant une mèche de ses cheveux coloré aux épis de maïs bronzé elle veut partir la tendre chérubine, prête un papier sur lequel est inscrit un numéro. « C’est mon portable. Je ne l’ai pas beaucoup sur moi… en fait je ne sais pas trop m’en servir mais on m’attend alors je dois partir. ». La bourrasque franchit les portes de l’enfer, deux vitres transparentes laissant transparaitre l’abus des colombes décolorés, méfiante avec les autres ceux des gourous justicier ivres de consommation sordide mais ses parents idéalisés. La nubile apparait au calvaire du Christ, l’église puis le lit.
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